10 décembre 2008
autoportrait
Me présenter c'est difficile. Je préfère les phrases qu'ont utilisées mes camarades pour me décrire. En Voici quelques exemples.
Vanessa, seule représentante féminine dans un monde de mecs et fière de l'être. Vive le sport ! (Jo)
Vanessa c'est comme un bon poème, au départ elle paraît réservée mais à la fin « on en a tellement envie ». (Cédric)
Passionnée, c'est à coup sûr la meilleure dans son domaine. (Benjamin)
Vanessa est une petite chenille, timide et solitaire, qui se réfugie dans sa bulle pour grandir et quand elle se sent prête, elle déploie grand ses ailes pour nous montrer qu'elle aussi, est papillon. (Corentine)
Vanessa, cabossée pas la vie, la taule de son vélo s'est redressée pour venir de la Creuse jusqu'ici. (Marion)
Venir de la Creuse, c'est comme faire du vélo : il faut pédaler pour y arriver. Mais elle y arrivera. Sans se doper (Arthur)
Alors voilà, vous savez tout, je viens d'un coin pommé au centre de la France, la Creuse et j'en suis fière. L'autre chose c'est que j'adore le sport. Je ne peux pas vivre sans. Je souhaite devenir une journaliste sportive. C'est pour ça que ce blog sera consacré exclusivement au sport.
11 décembre 2008
annonce des deux portraits
Avant de commencer à évoquer l'actualité sportive. Je veux vous montrer deux portraits réalisés à partir de deux rencontres, deux interviews intéressantes avec deux champions olympiques lors des rencontres de Cannes 2008. J'étais accompagnée de mes deux camarades de "mercredi sport", je veux bien évidemment parler de Ben et Arthur.Bonne lecture.
David Smetanine, un champion déterminé
Les rencontres de Cannes ce sont des débats, des tables rondes mais aussi et surtout de l’humain. Le 22 novembre 2008, Vanessa, Arthur et Benjamin étudiants en journalisme ont conversé avec David Smetanine, quadruple médaillé aux Jeux Paralympiques de Pékin. Un moment fort de ces rencontres.David Smétanine n’est pas un de ces athlètes qui se vivent comme des stars, il arrive souriant et détendu, déterminé à évoquer sans complexe son parcours de vie et son expérience de champion paralympique.
Il commence la natation à l’âge de 7 ans. En 1995, il est victime d’un accident de la route qui le laisse paralysé, une nouvelle vie commence. 10 mois après son accident, il reprend la natation et atteint en 2000 le niveau international. Un résultat qui illustre une volonté sans faille et une détermination à toutes épreuves. Les résultats s’enchaînent jusqu’à ce qu’il décroche deux médailles d’or et deux médailles d’argent aux derniers Jeux Paralympiques. Ses derniers exploits sont pour lui, « un énorme plaisir et un petit soulagement … non un gros soulagement. » Ces titres font « du bien », mais ils n’ont pas à ses yeux la même valeur. Pour le 100 mètres , sa joie était plus intense « j’ai pleuré comme un gamin ».
On aurait pu croire que la médaille d’or remportée par son ami Alain Bernard sur le 100 mètres aux Jeux Olympiques allait lui mettre une pression sur les épaules. Pas du tout. Dès le départ, il le savait, le challenge serait important, « Quelque soit le résultat des « valides », je voulais faire des résultats sur les cinq épreuves et l’enjeu était personnel. (…) La seule pression que j’ai eue, il fallait que je fasse la même chose qu’Alain et en fait ça m’a aidé. »
Rien ne peut l’arrêter. Même pas son âge. 33 ans pour un athlète, on pense déjà à la retraite, lui, non : Il veut poursuivre sa course. Il compte bien participer aux Jeux de 2012 à Londres pour revenir avec la cinquième médaille olympique qui lui manque.
Après les Jeux, la vie continue
Les rencontres s’enchaînent pour les étudiants. Leur deuxième cible est Julien Pillet, double champion olympique de sabre par équipe. L’escrimeur se retrouve entouré de Vanessa, Benjamin et Arthur pour une interview plus intimiste après les débats de la journée.
Julien Pillet se lance dans l’escrime à sept ans. Il veut faire comme Zorro qui l’impressionne. L’esprit chevaleresque, la justice… des valeurs qu’il retrouve dans l’escrime et ses trois armes : l’épée, le fleuret et le sabre, son arme. Il a combattu avec les trois mais il lui a fallu choisir. Il s’est dirigé vers le sabre et son explosivité qui « correspondait le mieux à (sa) personnalité ».
Julien c’est trois olympiades et dix-sept médailles internationales. Lorsque les trois étudiants abordent ce sujet, il semble blasé. Pour lui, être champion olympique ne change rien ou presque. « Les 50 000 euros du ministère m’aident bien.» Julien concède que l’émotion était plus forte à Pékin qu’à Athènes. Sa nonchalance, sa tiédeur se manifestent à nouveau au moment d’aborder les prochains Jeux. 2012, pourquoi pas ? «J’ai envie d’y participer », glisse-t-il. S’il se rend à Londres, ce sera pour faire la fête. Il termine par sa définition du sport : « Le plus intéressant c’est le dépassement de soi. »
12 décembre 2008
La natation française au rendez-vous
Les championnats d’Europe de natation en petit bassin ont débuté jeudi 10 décembre à Rijeka en Croatie. Cette première journée a été bénéfique aux Français. Ils ont décroché 5 médailles dont une en or, un record du monde, un record d’Europe et trois records de France battus.
Dans cette récolte, la belle performance d’Amaury Leveaux sort du lot. Il remporte son premier titre international sur 50 m nage libre. Ce n’est pas tout. Il prend aussi le record du monde en 20.48 secondes. A seulement 23 ans, le vice-champion olympique 2008 de la distance s’offre sa première Marseillaise, « rien que pour moi ». Le sprint tricolore est en forme. Frédéric Bousquet termine deuxième derrière Amaury Leveaux et offre ainsi à la France son premier doublé de son histoire sur cette distance.
Laure Manaudou, de retour sur les compétitions internationales après un long passage à vide, signe le meilleur temps des demi-finales. Espérons pour la France que ses représentants continuent sur leur lancée et réalisent un excellent championnat d’Europe.
Nicolas Escudé, nouveau capitaine de l'Equipe de France
Jeudi 11 décembre, Nicolas Escudé prend la tête de l'équipe de France féminine de Fed Cup. Il remplace ainsi Georges Coven. Nicolas Escudé prendra ses nouvelles fonctions dès le premier tour de la Fed Cup face à l’Italie les 7 et 8 février prochains à Orléans. Le Palois avait été l’un des principaux artisans de la victoire de la France en Coupe Davis en 2001. Son meilleur classement avait été atteint en juin 2000 avec une 17e place mondiale. A cause d’une blessure récurrente à l’épaule, Sa carrière s’est un peu vite achevée, il a du y mettre un terme en 2004.
Aujourd’hui, ce sont de nouvelles aventures qui commencent pour lui. Il est d’ailleurs très ambitieux. Il a demandé à ses futures joueuses de ramener le trophée en France dès cette année. Trop présomptueux Nicolas ? Pour lui, non. Il n’est pas là pour faire de la figuration. Mais quelles joueuses va-t-il convoquer ? Les Françaises n’ont pas fait une grande saison en 2008 et Amélie Mauresmo a d’ores et déjà annoncé que la Fed Cup ne serait pas son objectif principal pour la saison à venir. On sait aussi que Marion Bartoli avait eu des problèmes avec l’Equipe de France. Reviendra-t-elle ? Va-t-il plutôt privilégier la nouvelle génération des Alizée Cornet ou autre Tatiana Golovin ? Attendons le mois de février pour avoir de vraies réponses.
13 décembre 2008
La crème du handball féminin se retrouve en Macédoine
Est-ce que vous saviez que depuis le 2 décembre se déroulent les championnats d’Europe de Handball féminin en Macédoine ? Non. Ce n’est pas étonnant. La France, je le précise, était qualifiée pour la phase finale de ces championnats. Mais, privée de ses cadres, elle était très rajeunie. Valérie Pecqueux-Rolland, Isabelle Wendling, Stéphanie Cano ou autre Valérie Nicolas ont en effet pris leur retraite internationale après les Jeux Olympiques de Pékin. Cette Equipe de France, s’est lancée dans la compétition avec toute la fougue qu’on pouvait attendre et a tenu tête très longtemps face au Danemark lors du premier match. Mais, à la fin de la rencontre, les Danoises avaient pris le dessus. Malgré une dernière tentative des françaises, elles ont échoué d’un point (23-24) face à un outsider de la compétition. Après un match perdu sans avoir démérité, la suite de la compétition pouvait donc sembler ouverte. Les deux matchs qui ont suivi n’ont pas connu une fin plus joyeuse que le premier. Elles se sont inclinées face à la Roumanie (25-30) puis face à la Hongrie (26-29). Elles n’ont donc pas pu se hisser au tour principal de ce championnat d’Europe. Les jeunes joueuses françaises devront travailler dur pour se qualifier pour les prochains championnats du Monde en 2009.
Quelles sont les équipes en forme ? Samedi 13 décembre, se jouent les demi-finales de ces championnats d’Europe. La première opposait l’Espagne à l’Allemagne. Grosse surprise, ce sont les Espagnoles qui se sont imposées 32 à 29 face aux Allemandes, invaincues jusque-là dans cette compétition. Elles joueront pour le titre continental face à la Norvège qui a dominé la Russie dans l’autre demi-finale (24-18). La compétition se terminera dimanche 14 décembre, on connaîtra donc les nouvelles championnes d’Europe. Je vous tiendrai au courant dans un prochain article.
14 décembre 2008
Chose promise, chose due
Je vous ai annoncé sur un précédent article que je vous tiendrai au courant du résultat de la finale des championnats d’Europe de handball féminin. Le voici. Le titre continental se jouait entre la surprise de cette quinzaine, l’Espagne et la double tenante du titre, la Norvège.
Les Espagnoles ont montré lors de cette finale qu’elles ne sont pas arrivées à ce niveau par hasard. Lors de la première mi-temps, elles ont bien résisté. Juste avant la pause, elle se sont même retrouvées à la hauteur des scandinaves (12-12). Mais la machine norvégienne s’est mise en route lors de la seconde période. Les Espagnoles ne pouvaient plus rien espérer. Avec cette nouvelle finale dans son escarcelle, la Norvège remporte son quatrième titre continental. Historique. Aucune nation n’était parvenue à le faire. Elle l’a fait avec la manière et en seulement une décennie. Son premier championnat d’Europe, elle avait obtenu en 1998. C’est sur cette note que la Norvège finit une année exceptionnelle avec en poche, outre ce titre continental, le titre olympique. A noter, qu’elle est aussi vice-championne du monde de la discipline.
Quant à la petite finale, elle voyait se rencontrer la Russie et l’Allemagne. Les Russes montent sur le podium après s’être imposer 24 à 21.
La France, qui n’était pas sortie de poule lors de ces championnats, devra passer par un match de barrage pour se hisser au mondial 2009. Elle rencontrera la Croatie. Le match aller se disputera chez les Croates le 6 ou le 7 juin prochain. Le retour se jouera en France le week-end d’après c’est à dire le 13 ou le 14 juin.
15 décembre 2008
Une 18e journée de Ligue 1 sans grands exploits
Ce week-end avait lieu la 18e journée du championnat de France de football, autrement dit, la Ligue 1. Le match phare de cette journée était le choc entre les deux olympiques. L’olympique Lyonnais recevait l’olympique de Marseille. Marseille qui, hors de ses bases fait de très bonnes prestations, se rendait à Gerland pour rattraper son retard sur Lyon, encore leader de la Ligue 1. Ce match clôturait une journée marquée par les victoires de Bordeaux et Paris, respectivement sur Le Mans (3-1) et Auxerre (2-1) qui sont revenus, avant son match, à deux points de l’ogre lyonnais. On note la nouvelle défaite de l’AS Saint-Étienne face à Toulouse (3-1). Les verts rechutent après deux jolies victoires mais restent en dehors de la zone rouge. Les autres résultats sont :
Nice - Lille 0-1
Le Havre - Lorient 3-1
Valenciennes - Monaco 3-1
Sochaux - Caen 2-2
Nancy - Grenoble 2-0
Rennes - Nantes 0-0
L’affiche de cette 18e journée pouvait redonner espoir à tous ceux qui ne veulent pas voir Lyon devenir pour la huitième fois consécutive champion de France. Supporters ou non de l’OM, comme moi, on rêvait d’un exploit. Mais Lyon a tenu. Les deux équipes se sont quittées sur un résultat nul 0 à 0. L’OM, avec ce score de parité, freine l’avancée de Lyon mais ne l’arrête pas. Lyon a désormais trois points d’avance sur un trio composé de Marseille, Bordeaux et Paris. L’olympique Lyonnais devra seulement prendre un point à Caen pour être, une nouvelle fois, sacré champion d’automne.
Le week-end européen des clubs français de rugby
Ce week-end était bien chargé pour ceux qui aiment le sport. Entre la 18e journée de ligue 1, les championnats d’Europe de handball féminin, ceux de natation en petit bassin et les coupes européennes de rugby, il y avait de quoi se régaler. Ce n’est pas souvent que la France est aussi bien représentée en coupe d’Europe. Le rugby lui donne cette chance. Sept clubs français y sont engagés : Biarritz, Castres, Clermont, Montauban, Perpignan, Stade Français et Stade Toulousain.
Par chance, la coupe d’Europe de rugby est bien diffusée. Deux matchs ont été programmés sur France Télévisions. Celui de Clermont face au tenant du titre, Munster et Perpignan face à Leicester. Quelles rencontres ! Perpignan s’est imposé 26 à 20 face à Leicester. La recrue perpignanaise de l’année, Dan Carter, ouvreur des All blacks, a montré, devant son public, une partie de son talent.
Son premier match sous ses nouvelles couleurs est réussi. Clermont, qui s’était imposé avec courage le week-end dernier à Michelin face au Munster (25-19), voulait réitérer l’exploit chez les Irlandais. C’était sans compter sur des hôtes revanchards. Les Clermontois, en infériorité numérique après l’expulsion de Jami Cudmore, n’ont craqué qu’en toute fin de match. Avec cette défaite rageante (23-13), ils ont pratiquement perdu toute chance de qualification pour les quarts de finale de la coupe d’Europe. Le Stade Français a lui aussi laissé filer la victoire dans les dernières minutes sur un drop de Nick Evans, l’ouvreur néo-zélandais des Harlequins. L’avenir s’assombrit pour le club parisien même s’il conserve une possibilité d’être présent au prochain tour. Il reste deuxième de son groupe. Le stade Toulousain, lui, ne connaît pas la crise. Toulouse a remporté sa quatrième victoire en quatre journées face à Newport (26-13). Bilan parfait. La qualification est assurée. Par contre, c’en est fini pour Biarritz après sa défaite à domicile contre Cardiff (6-10). La surprise du week-end est venue de Castres, déjà éliminée de la compétition. Les Castrais se sont imposés 18 à 15 face au Leinster. Le dernier club français, Montauban, remporte enfin son premier match européen qu’il l’opposait à Sale, club de Sébastien Chabal (16-12).
Une journée sans grands éclats pour la France, l’espoir de voir plusieurs clubs tricolores au prochain tour s’amincit. Pour le moment, seul Toulouse est sûr d’être qualifié. Outre cette « grande » coupe d’Europe, il existe le challenge européen, la coupe de l’UEFA du rugby. Là encore, sept clubs représentent le rugby français.
Le vainqueur de ce week-end est Brive avec une large victoire (55-5) sur El Salvador. Cette déculottée offre aux Brivistes la tête de leur poule et ils se positionnent en vue de la qualification pour les quarts de finale du challenge européen. Autre victoire pour les tricolores, celle de Toulon (30-9) dans le duel franco-français qui l’opposait à Montpellier. Mais les chances des deux clubs d’être présents au prochain tour sont minces. Bayonne jouait sa qualification face aux Saracens. Raté. Les Londoniens de Saracens ont humilié Bayonne 36 à 0. Les Bayonnais rentrent « fanny » et la qualification s’éloigne. Celles de Dax, Bourgoin et Mont-de-Marsan ne sont plus à l’ordre du jour après de nouvelles défaites respectivement contre les London Irish (59-7), Worcester (27-6) et Viadana (25-6). Si on ne voit pas d’autres clubs qualifiés, on aura la chance de retrouver Brive au haut niveau européen. Pourvu que ça dure.